Le gouvernement du Québec s'apprête à trancher un débat récurrent: la ministre de la Justice prépare un projet de loi visant l'abolition définitive du changement d'heure, attendu d'ici les prochaines semaines.
Si une large part de la population réclame la fin de cette pratique bi-annuelle, le consensus s’arrête là.
Le choix entre l'heure avancée et l'heure normale soulève de vives controverses.
À l'opposé, les considérations économiques et commerciales militent souvent pour des soirées plus lumineuses.
Du côté médical, les spécialistes du sommeil recommandent sans équivoque le maintien de l’heure normale à l’année pour protéger la santé cardiovasculaire et réduire les accidents.
S’ajoute à cela le risque d’un véritable casse-tête frontalier.
En Outaouais, un cavalier seul du Québec créerait un décalage horaire direct avec Ottawa, bouleversant le transport en commun, les écoles et les services fédéraux. La transition s'annonce donc aussi politique que logistique.