La France fait face à une vague d’émeutes d’une violence inédite, déclenchée par des mouvements lycéens dénonçant la vie chère et la dégradation des services publics.
Ce week-end, plus de 500 000 manifestants ont investi les rues, menant à la dégradation de 2 000 commerces, à l'incendie de bâtiments publics et à près de 1 000 policiers blessés.
Pour Jean-François Lépine, ces affrontements traduisent l’échec de la classe politique et de la présidence Macron face au malaise social.
Pour sa part, Luc Ferrandez y voit le résultat d'un système d'exclusion propre à la société française.
L’impact de cette crise dépasse d'ailleurs les frontières: vendredi, des débordements inspirés du mouvement français ont forcé la suspension des cours à la polyvalente de Saint-Jérôme.